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22 février 2010 1 22 /02 /février /2010 21:04
DOCUMENTS SUR BATNA ET SA REGION. "MONOGRAPHIE DE L'AURES" PAR LE LT. COLONEL DELARTIGUE, DU 3° ZOUAVES CONSTANTINE 19O4 [left] V . O U L E D Z I A N E. Partis de Seguia El Hamra (Maroc) vers l’an 1500, les Ouled Ziane de la famille des Cheurfa vinrent se fixer à El Alia dans le Hodna sous la conduite de leur chef, Sidi Ziane. La tribu ne comprenait alors que 02 fractions , les El Houamed, les El Fizara et les Ouled Amra ces derniers réunis sous le nom générique d’Ouled Arif . Ces nomades quittèrent bientôt le Hodna pour continuer leur route vers le sud-est et se divisèrent en 04 groupes distincts et confédérés : les Ouled Zerara, les Ouled Sebgag, les Ouled Said et les Ouled Arif, dont les chefs étaient indépendants l’un de l’autre sans qu’aucun d’eux ne reconnut l’autorité de son collègue . C’est ainsi qu’ils arrivèrent à Sellah près de Djemorah qu’habitait déjà Sidi Yahia ben Abdallah dont la zaouia jouissait d’une grande vénération et se trouvait fréquentée par plus de 500 élèves tolbas ou khouan . Les Djemoriens, berbères autochtones, furent récompensés de leur hospitalité par un massacre général et le pillage de leur oasis dont ne fut exceptée que la zaouia . Ceux qui purent s’y réfugier furent épargnés à la requête de Sidi Yahia et ce dernier soit par crainte des envahisseurs ou dans l’espoir de garder la vie sauve aux habitants qui avaient survécu au sac de leur oasis sanctionna ce méfait . 161/285 L’oasis de Djemorah était alors de peu d’importance, la zone de culture fut étendue par les Ouled Ziane qui donnèrent aussi une grande extension aux plantations de palmiers . C’est de là que les Ouled Ziane rayonnèrent dans les autres oasis principalement vers Branis et Beni Souik qu’ils possèdent encore . Nous raconterons ci-dessous les luttes des Ouled Ziane avec les Ouled Azziz puis avec les Ouled Abdi eux-mêmes. L’indigène des Ouled Ziane est prolixe dans son argumentation, apte à profiter de la moindre subtilité, maraudeur, déguelillé, thésauriseur, sobre, dur à la fatigue, aimant revenir sur des questions 100 fois jugées . Les Ouled Ziane habitent 04 oasis, celles de Djemorah, Branis, Beni Souik et Guedila. Ceux qui résident à Djemorah ne restent dans leur dechra que l’hiver et pour la récolte des dattes . L’été ils émigrent dans leurs terres de parcours ou remontent dans les hauts Plateaux pour faire la moisson et abandonnent la garde de leurs guelaa aux Khamès qui sont chargés du curage des canaux et de l’arrosage des palmiers . C’est à Gastova banlieue de Djemorah que les Ouled Said, les Zerara et les Ouled Sebgag du même çof se battirent vers 1650 contre les Ouled Arif. Ces derniers furent vaincus et durent se sauver du côté d’El Ksour, de Tilatou et de N’Gaous où ils habitent encore . Peu à peu des étrangers se mêlèrent aux Ziani victorieux, prirent leurs coutumes et se fondirent avec eux . C’étaient surtout des Ouled Fedhala, des Achèches d’En Nouacer ainsi que quelques tentes des Arabes du sud, Souala et Cheraga . L’ancienne zaouia existe toujours mais cet établissement religieux est déchu de son ancienne splendeur et son chef est sans autorité même sur les gens du pays . Les gens de Beni Souik sont aussi des Ouled Ziane mais fortement mélangés avec les anciens habitants du pays . Ceux-ci passaient pour avoir une origine très ancienne. On croit qu’ils avaient une entière indépendance jadis dans l’ancienne confédération des tribus berbères de l’Aurès . Les anciens pays disent que la tradition leur apprit que leur petite dechra remontait à la même époque que l’antique Cirta . Ces gens sont laborieux et peu bruyants. Il en est de même de Branis. Les habitants de cette oasis sont attachés au sol, affables, laborieux ; ils ne quittent jamais leur dechra . Il ne faut pas confondre les Ahl Branis avec les anciens Berbères Bouranis ont-ils cependant pris le nom en quittant Djemorah lors de la scission des Ouled Arif . Les Ouled Ziane font partie de la C.M d’Ain Touta . Leur population s’élève à 6.500 habitants pour 53.000 ha . Leur cheptel est de 700 chevaux ou mulets, 600 ânes, 450 boeufs, 30.000 moutons et 26.000 chèvres [/LEFT ].
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30 janvier 2010 6 30 /01 /janvier /2010 09:34
La chronique historique de Tlemcen se divise en deux grandes étapes ;
La première étape celle des autochtones qui commença plutôt a l’époque de Syphax roi de la Mauritanie et finit en 1553 (1550?) avec la déposition du dernier roi de la dynastie des Zianide  Moulay Ahmed.
La deuxième étape commence avec l'occupation turque et l’installation dominante des  morisques d’Espagne dans la ville et ses environs  (mansourah, nedroma , ) jusqu'à nos jour
.
A l’emplacement de la ville actuelle de Tlemcen, plus exactement à l’Est, se trouvait une petite ville romaine ; POMARIA (les vergers), nommée AGADIR (Grenier) par les Berbères, fondée à la fin du 2e siècle.
Période Vandale 429 à 533.
Période Byzantine 533 à 647.
En 675 la conquête musulmane atteint la région de Tlemcen.
8émé siècle, règne des Idrisside de Fès sur AGADIR (qui est une ébauche de Tlemcen).
10é siècle, règne des Fatimides.
Début du 11é siècle (1005-1006) règne des Hamadites  (Yala fils de Ziri)
Fin du 11 éme siècle ( 1077-1080) : Une fois leur conquête d'Agadir achevée, les Almoravides fondent TAGRART qui signifie le noyau en Berbère, un peu à l'Ouest.
La réunion des deux cités AGADIR (grenier) et TAGRART (noyau) donne naissance à Talem-sin, qui signifie réunion de deux : « talem » réunion en arabe  et « sine » deux en berbère  , ce qui donna par la suite Tilimsane ou Tlemcen. Et non pas tala msin qui veux dire la fontaine à deux sources.
Elle devint après la ville de Marrakech, la seconde capitale des Almoravides.
Au 12e siècle, la ville est prise par les Almohades en 1145 ;
Quand s'effondre, deux siècles plus tard, l'immense empire Almohade , il y a eu apparition de trois états :
1-Hafsides à Tunis (1230- 1574).
2-Mérinides à Marrakech (1258-1465)
3-Abd-el Wâdides ou Zianides à Tlemcen (1236-1550). Cette dynastie groupera dans le Maghreb central, des territoires allant au-delà d'Oujda jusqu'au méridien de Bejaia.
Tlemcen est alors capitale du Maghreb central. Elle comptera vingt-sept rois Le plus remarquable fut le roi Ighmouracene fondateur de la dynastie.
Ighmouracene fils de Ziyan régna entre 1236 et 1283 ,fut aimé et respecté de ses sujets qui l'appelaient Dhadda, mot amazigh signifiant selon les dialectes, " père ", Oncle " frère aîné " ou " grand chef ".
La dynastie des Zianides ou Abdelwads ou Abdelwadides ou même Abdelwadites dans certains ouvrages, voit l’arrivée timide des premiers morisques ( musulmans d’Espagne) après les chutes de Cordoue en 1236, Valence en 1238 , Séville en 1248, et Majorque en 1287,
Les visées expansionnistes des Zianides les menèrent à faire le siège de la ville de Bejaia (province hafside).
Quatrième en l’an 1326, Boutachfine décida de s’emparer des provinces et des villes hafsides , passa dans la vallée de Bejaia et bâtit une nouvelle ville, en l’espace de 40 jours  autour de la forteresse , à  03  kilomètres de l’antique Tiklat (à El kseur ,25 kilomètres de Bejaia) qui reçut le nom de Timzizdekth pour rappeler a ces sujets l’ancienne citadelle de Ighmouracene située en face de Oujda .
Timzizdekth, qui signifie littéralement « la nettoyeuse » en Berbère, fut peuplées par plus de 3000  Zianides de la ville Tlemcen , ayant accompagné leur sultan en quête de richesses et de prestige promis en cas de prise de la ville de Bejaia  rejoins par la suite par quelques familles des tribus zenatiennes  Maghrawas ( Chlef) et  Toudjines ( sud de Médéa), plusieurs garnisons ont été ainsi placées dans les villages alentours .
Apres l’échec du siège  Boutachfine demanda  à son armée stationnée dans les alentours de Bejaia de lever immédiatement le camp pour rejoindre Tlemcen (début 1533), non sans avoir laissé derrière elle plus de 5000 sujets ayant pris goût a la vie dans leur nouvelle ville Timzizdekt et pas près a endurer une fois encore le périple d’un voyage de plus de 10 jours avec femmes, enfants et Bagages.
Le sultan hafside de Tunis  marcha vers Tlemcen passa par Bejaia et décida d’en finir avec les Zenâtas, il chargea son avant-garde de les expulser des forts qui cernaient la ville ,ensuite il mena toute sont armée sur Timzizdekth , la Garnison et la population évacuèrent la place à l’approche des Hafsides et permirent ainsi la destruction totale de la ville.
Les Zenâtas, vu l’impossibilité de rejoindre Tlemcen, décidèrent de prendre le chemin inverse que leur poursuivant auraient imaginé, en effet ils  étaient installés à l’ouest de Bejaia, à l’arrivée des troupes hafsides ils avancèrent  vers l’est en les contournant par le sud et s’installèrent ainsi a l’Est et au Sud Est de Bejaia. Les hafsides après avoir détruit la ville de Timzizdekth vers l’ouest à la recherche des enfants de Tlemcen.
Ainsi les enfants de Tlemcen après avoir vécu 07 années ( 1326-1333) dans la région de Bejaia , s’installèrent définitivement a l’est de la ville jusqu'à Jijel ,au sud-est de Bejaia jusqu'à Sétif,ils se sont  éparpillé en petit nombre pour éviter d’attirer l’attention  des hafsides, ils fondèrent  avec le temps, près de sept siècles, plusieurs petits villages dans les localités suivantes  ; Bouandas, mouaklene , tala ifacene,ain tizi, beni ouessine, ain abassa, tizi n'bechar dans la wilaya de setif, , Kendira, Kherrata ,Draa El Kaid, Taskeriout,Ath Smaal,Tizi N’Berbére,Boukhlifa , Ait Tizi, Darguina ,Tamridjt, Bordj Mira,Souk el tenine , Aokas, Melbou dans la wilaya de Béjaia,Ziama Mansouria , Iragheune,laalam dans la wilaya de jijel .
Ces Tlemceniens de Ighmouracene comme j’aime les appeler par différence a ceux de l’Espagne, sont encore là avec leurs us et coutumes, leur langue authentiquement berbère Zenatienne.

Les Zianides étaient allies des espagnols depuis 1511 sous le règne de Bouhamou (un descendant de Bouhamou qui fait le premier siège de Bejaia) qui détenait en prison le souverain légitime nommé Ben Zyan .
En l’an 1517 Aroudj barberrousse prépara un expédition contre Tlemcen bastion des Zianides.
Bouhamou tenta d’arrêter Arouj à Sidi Bel Abbes , vaincu il se réfugia chez les espagnols à Oran.
Arrouj fut reçu en grandes pompes par ces alliées les Morisques d’Espagne, dont la présence est renforcée depuis la chute d’Aragon en 1391, Malaga En 1487, et de Grenade en 1492 , et aussi par les partisans du sultan déchu  ben Zyane.
Arouj en traître comme pour Salim Toumi à Alger, fit pendre Ben Zyan après l’avoir libéré de prison ainsi que ses fils et 70 membres des prétendants au trône et se proclama rois de tlemcen.
Les partisans de Bouhamou fuirent dans le montagnes, s’organisent autour de leur sultan allié des espagnols.
1518 mort de Arrouj tué dans un combat avec les espagnols et remise de Bouhamou sur le trône par les Espagnols, remplacé après sa mort par son frère abdallâh , puis par moulay Ahmed .
Depuis ce temps le royaume est livré aux querelles familiales, aussi Tlemcen est devenue un objet de tumultueuses convoitises entre les espagnoles et les ottomans, utilisant les deux prétendants au trône Moulay Ahmed et son frère jusque en 1553.
1553 le Rois de Fès attaque Tlemcen et la vallée du chelif, Hassan Pacha (fils de kheir eddine Barberousse) envoya une armées commandée par 03 caïds , Hassan Corso (un Corse), le caïd Saffa ( un turc) et Sardo (Sardaigne= Italie) qui défirent les forces marocaines et reprennent Tlemcen pour le compte du Sultan ottoman. Cette fois ci la cité souffrit comme jamais auparavant , en effet elle fut livré pendant 03 jours a la soldatesque janissaire, pillant, tuant , violant et saccageant et ce en prenant le soin d'épargner les morisques d’Espagne.
Les caïds  décidèrent d’installer une garnison janissaire et choisirent comme gouverneur le caid Saffa alors âgé de 40 ans.
Cette date marque un tournant historique très important, la ville accueille alors le maximum de musulmans d’Andalousie rescapés de la reconquista espagnole alliés des ottomans.
Sans vouloir diminuer de l’apport civilisationnel quant a l’arrivée de ces musulmans d’Espagne, le paysage sociale, culturelle, géopolitique, avait alors subit un changement radical, en somme Tlemcen des zianides et de Ighmoracene n’a rien avoir avec celle des musulmans Espagnols d’aujourd’hui…
Dans la nouvelle « Grenade Africaine » cohabite alors une très forte colonie musulmane d’Espagne et une petite communauté juive fuyant l’inquisition des rois catholiques .Avec ces exodes c ‘est une très grande partie de la mémoire andalouse a émigré dans cette ville.
Je suggère aux Tlemceniens de Bejaia  un pèlerinage  chez leurs ancêtres dans l’Ouest de Tlemcen , les Beni Snous, les Beni Boussaid , et les Msirda  qui vous bercerons dans des sensations extraordinaires de retrouvailles familiales après 07 siècle de séparation  , car, nos compatriotes, par la force des choses, se sentent plus marocains qu’Algériens.
Pour les amateurs de l’anthropologie et de l’histoire je les invite à visiter le littorale Est de Bejaia ( Aokas ,Souk el Tenine, Melbou ) pour profiter des merveilleuses criques Bougiotes , découvrir l’hospitalité millénaire des Tlemceniens et vérifier le bien-fondé de cet écrit.
XATRAL Vendredi 18 mai 2007


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16 janvier 2010 6 16 /01 /janvier /2010 21:11

التعريف بشيخ الزاوية العثمانية زاوية سيدي علي بن عمر

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الشيخ عبد القادر عثماني

هو الأستاذ الإمام الشيخ سيدي عبد القادر عثماني , بن الحاج بن علي بن عثمان بن علي بن عمر الإدريسي الحسني الطولقي عالم فقيه مفت مدرس مؤلف كاتب مفسر مناضل صوفي رحماني الطريقة

ولد ببلدة طولقة قاعدة الزاب الظهراوي و إحدى أهم دوائر ولاية بسكرة سنة 1348 هـ/1929 م

نشأ في أسرة شريفة شهيرة عريقة في العلم و الصلاح، حيث كان والده الشيخ الحاج يدير زاوية جده سيدي علي بن عمر و يلقي دروس التفسير فيها إلى جانب علماء مدرسين آخرين

تلقى الأستاذ عبد القادر دراسته كلها في الزاوية المذكورة ؛ أتم حفظ القرآن الكريم كاملا و هو في سن الحادية عشرة على الشيخ المقرئ مليكي ناجي بن عزوز

و درس علوم الفقه و النحو و التفسير و البلاغة و العروض على العالم المتفنن ابراهيم بن الحسن البوزياني ضيف الله الذي كان من كبار شيوخ الزاوية المدرسين كما تلقى الفقه كذلك و المنطق و الفرائض على أخيه الشيخ عبد الرحمان عثماني صاحب كتاب الدر المكنوز

و أخذ أيضا النحو و البيان على الشيخ المفتي العباس عثماني كما تتلمذ أيضا لأساتذة أكفاء آخرين مثل الشيخ المدرس محمد الدراجي و الشيخ الشاعر عبد الله بن المبروك عثماني الطولقي دفين المدينة المنورة

كانت زاوية سيدي علي بن عمر في الخمسينيات من القرن العشرين تساهم مساهمة فعالة في التعليم العربي الاسلامي، و في الوقت ذاته تعمل سرا مع المجاهدين الجزائريين ضد المحتلين و الفرنسيين

كان الأستاذ في الفترة من سنة 1949 إلى سنة 1957 إماما خطيبا في جامع الزاوية و مدرسا ممتازا حيث كان أول من أدخل الوسائل العصرية في التدريس في الزاوية

و في سنة 1957 اكتشفت سلطات الاحتلال دور الزاوية في النضال فاعتقلت عبد الرحمان عثماني شيخ الزاوية آنذاك و نكلت به تنكيلا

 

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أما الأستاذ عبد القادر فقد هاجر إلى المغرب الأقصى خوفا من الاعتقال و التعذيب الذي تعرض له أخوه و التحق من إخوته اثنان بجيش التحرير الوطني و هما عبد الحميد عثماني و الأزهري عثماني

و هناك - في المغرب - عمل مسؤولا في جبهة التحرير الوطني، و تولى الإدارة و التدريس في المدرسة الحسنية ببلدة تادلة من شهر نوفمبر 1957 إلى غاية جانفي 1961

 

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في أول فيفري 1961 عين محررا باللغة العربية في وزارة التربية بالرباط

 

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و عندما بزغ فجر الاستقلال في الجزائر الحبيبة سنة 1962 عرضت عليه بالمغرب وظائف أخرى لكنه رفضها و فضل الرجوع إلى الوطن عاد الأستاذ عبد القادر إلى ربوع الوطن و استقر بالتحديد في العاصمة و عمل عاما واحدا بوزارة الأوقاف ثم التحق سنة 1963 بديوان وزارة التربية و التعليم لمدة أربع سنوات ثم درّس بعدها في ثانوية الادريسي بالعاصمة قرابة نفس المدة السابقة ثم انتقل إلى المعهد الوطني التربوي لتأليف الكتب المدرسية حتى غاية 1974 و في أثناء هذه الفترة كان يتردد على الزاوية آخر كل أسبوع لمعاينة أشغال البناء

عندما توفي شيخ الزاوية عبد الرحمان عثماني سنة 1966 وقع التعيين و الاختيار على الأستاذ عبد القادر خلفا لأخيه، و قد قام بواجبه نحو الزاوية أحسن قيام حيث أعاد بناءها على الطراز الحديث و وسع في مرافقها حتى أصبحت تسر الناظرين

 

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و عمل فيها بجد نادر تم من خلاله مواصلة إقامة الصلوات فيها و تحفيظ القرآن للطلبة و تدريس العلوم الشرعية لهم و استقبال الضيوف و الباحثين من شيوخ و أساتذة و محققين و طلبة جامعيين و غيرهم و يبقون في ضيافة الزاوية حتى يتم لكل واحد منهم هدفه المنشود في مكتبة العائلة العثمانية الزاخرة بأنواع الكتب المطبوعة المفيدة و مختلف المؤلفات المخطوطة المهمة حيث أن الكتب لا تعار و لا تخرج من المكتبة

 

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و في سنة 1993 تولى الأستاذ عبد القادر رئاسة المجلس العلمي بنظارة الشؤون الدينية بسكرة

 

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و في سنة 1998 عين عضوا في المجلس الإسلامي الأعلى و مازال في هاتين المهمتين إلى يومنا هذا

 

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ساهم الأستاذ عبد القادر في الحركة العلمية و الدينية و الثقافية برصيد ثري متنوع و هذه - حسب علمي - بعض آثاره

 

 

 

 

 

 

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الكتب المدرسية في مادتي اللغة العربية و التربية الإسلامية لمرحلتي المتوسط و الثانوي : ساهم في تحرير فصولها

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محاضرات دينية و اجتماعية و ثقافية ألقاها في مناسبات مختلفة و جهات متعددة من الوطن، أغلبها موجود في هذا الكتاب

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فتاوي شرعية كثيرة مخطوطة محررة تحريرا جيدا على المذهب المالكي مع ذكر المراجع المعتمد عليها و هي موجودة في هذا الكتاب أيضا

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إلقاء خطب الجمعة في جامع الزاوية بطولقة في فترة الخمسينيات كما أسلفنا و من السبعينيات إلى وقتنا هذا

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تفسير القرآن الكريم قبل خطبة الجمعة ابتداء من سنة 1981 و قد ختم تفسير القرآن كله يوم الجمعة 19 صفر 1425 هـ الموافق لـ 09 أفريل 2004 إلا أن الشيء المؤسف هو عدم وجود أي تسجيل لهذا التفسير، لأن طريقة الإلقاء كانت شفوية

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و مازال الأستاذ عبد القادر يؤدي دوره العلمي و التربوي على أحسن وجه، فبارك الله فيه و في أولاده

 

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16 janvier 2010 6 16 /01 /janvier /2010 21:07

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 بنى زيان الشرفاء الأدارسة

 

الزيانيون، بنو زيان أو بنو عبد الواد  حكمت في المغرب الأوسط (الجزائر) بين 1235 و1554 م. وعاصمتهم تلمسان 

 

أصل بني عبد الواد

 

ينتسب  بنو زيان الى القاسم  بن محمد بن عبد الله بن إدريس الأصغر بن إدريس الأكبر جد الشرفاء الأدارسة (788م ـ974 م)، كان حاكما على مدينة تلمسان؛ ولما جاءت الضربة القاضية على يد الفاطميون، ولما تغلب الفاطميون، لجؤا واندمجوا في بني عبد الواد وكتبوا بينهم عقد العهد و الميثاق حتى يظن من هو جاهل بالأنساب أنهم أصل واحد (هذا كما حدث مع ادريس وابنه وبنيه اندمجوا كلهم في البربر)٠

 

بني عبد الواد هم فرع من فروع الطبّقة الثّانية من زناتة احدى أكبر وأشهر القبائل البربرية ببلاد المغرب التي كانت تنتقل في الصحراء الكبرى، يجوبون صحراء المغرب الأوسط بحثا عن المراعي بين سجلماسة ومنطقة الزاب بإفريقية؛ ولما قام عقبة بن نافع الفهري 62هـ/ 682م بحركته في بلاد المغرب فاتحًا، ساندوه وشكلوا فرقة من جيشه تابعت معه فتوحاته غربًا. قال يحيى بن خلدون، أرسل عقبة إلى بني عبد الواد فسارعوا إليه بالف فارس أنجاد نصره الله تعالى بهم ودعا لهم فمازالوا يعرفون بركاته حتى الآن. كان بنوعبد الواد من أمراء هذي القبائل الرحل و كانوا يرتادون منطقة الأوراس ويشغلون منطقة الزاب إقليم قسنطينة؛ وأصل تسميتهم عائد إلى جدّهم عابد الوادي، وهم من ولد سجيح بن واسين بن يصليتن بن مسرى بن زكيا بن ورسيج بن مادغيس الأبتر، وكانوا عدّة بطون هي: بنو ياتكتن، بنو وللو، بنو تومرت، بنو ورسطف وبنو مصوجة، ويضاف إليهم بنو القاسم الذين يعدّون في الزناتية الجدد والذين ينتسب إليهم بنو زيان

ولما حلّ عرب بني هلال بالمغرب انزاح بنو عبد الواد أمامهم من الزّاب واستقروا في منطقة جنوب وهران

و في 23 أكتوبر1086، بني عبد الواد  حضروا مع يوسف بن تاشفين معركة الزلاقة . فلما ضعف أمر المرابطين استولى الخليفة الموحدي عبد المؤمن على تلمسان سنة  540هـ/1145م، فدخل بنو عبد الواد في الطاعته واصبح بنو زيان ولاة من قبل الموحدين؛ أقطعهم الموحدون عامّة بلاد بني يلومي وبني وامانو، و قويت عصبيتهم وسيطروا على القبائل المجاورة لهم. وكان رؤساؤهم يتقاضون من الموحدين جعلاً لقاء معاونتهم إياهم في حماية هذه النواحي من أعداء الموحدين، ثم عهد إليهم خلفاء الموحدين في أخريات أيامهم بعمالة تلمسان فاستقروا فيها وفيما حولها وحصنوها وأصبحت إقطاعاً ثابتاً لهم

دولة الموحدين التي كانت أعظم دولة عرفها المغرب الإسلامي حيث امتدت سلطتها أيام عزها من المحيط الأطلسي إلى حدود مصرشرقا ومن البحر المتوسط وبلاد الأندلس شمالا إلى الصحراء جنوبا؛ وعندما ضعف أمرها... في يوم الأحد 4 أكتوبر1230م/ 24 ذي القعدة 627هـ، دادا يغمراسن بن زيان  انفصل بالمغرب الاوسط واعلن استقلاله وآمر بني عبد الواد بمبايعة كبيرهم جابر بن يوسف.. ودخل جابر بن يوسف وإخوته مدينة تلمسان ولكن أعاد الدّعوة للمأمون الموحدي، فضبط أمورها، وقام بحركة لضمّ بطون بني عبد الواد إلى سلطته، ولما أراد إخضاع مدينة ندرومة وحاصرها أصابه سهم أودى بحياته آواخر سنة 629 ھ/1231م٠

بعد وفـاة جـابر بن يـوسف، خلـفه ابنه الحـسن الّذي تولـى لمدّة سـتّة أشـهر، ثمّ تخـلى عن الحكم لعمه عثمان بـن يوسـف مطلع سنة 630 ھ/1232م، وخـلفه أبو عـزة زيـدان بن زيـان، وكان قـويّا وشجـاعًا، وأطـاعته جمـيع البطون والـقبائل وامتـنع عن مبايعـته بنو مطـهر وبنو راشد، فحاربهم وقتل في إحدى المعـارك سنة 633 ھ/1235م، فخلفه يغمراسن بن زيان الذي يعتبر المؤسّس الحقيـقي للـدولة الزيانية٠

استرجع ملك اجداده الادارسة وأسس الدولة القوية، دولة الجزائر حاليا؛ وجعل مدينة تلمسان عاصمة الدولة  من 1230م  الى 1554م. كان شعار الدولة الزيانية "العز القائم لله المُلك الدائم لله". وفي عهدهم أصبحت تلمسان حاضرة من أعظم حواضر العلم في العالم الإسلامي٠

 

قال التنسي لا خلاف في شرف بني زيان وإنما الخلاف فيمن كنا سلوا منه فقال بعضهم أنهم من ذرية محمد بن ادريس ومنهم من قال أنهم من ذرية أحمد بن ادريس ومنهم من قال أنهم من ذرية القاسم بن ادريس ومنهم من قال أنهم من ذرية القاسم بن محمد بن عبد الله بن ادريس وهذا هو الصحيح ومنهم من قال أنهم من ذرية عبد الله بن ادريس وهذا صحيح أيضا؛ ومنهم من قال، وكلهم من ابناء عبد الرحمن بن يوسف بن الشريف زيّان بن زين العابدين، الشرفاء الأدارسة الذي ينحدر منهم السنوسية، وكثير من العلماء و الصالحين. وسئل يغمراسن بن زيان ـ بالشرف وإثبات نسبه إليه، فقال: إن كان المراد شرف الدنيا، فهو ما نحن فيه؛ وإن كان القصد شرف الأخرى، فهو عند الله سبحانه.. وقد فنّد عبد الرّحمن بن خلدون قضية النّسب الشّريف للزيانيين خلافا عن شقيقه يحيى بن خلدون. نسب بني زيان إلى زناتة مصدرها عبد الرحمن بن خلدون..؛ ونسب بني زيان إلى الأدارسة مصدرها يحيى بن خلدون الأخ الأصغر لعبد الرحمن. إذن، فأصل بني زيان يتضارب بين فكرتين رئيستين: تبناها فيما بعد معظم المؤرخين في بلاد المغرب والأندلس.. فمنهم من اعتمد على قول عبد الرحمن بن خلدون، ومنهم من تبنى مقولة أخيه يحيى بن خلدون

 

فان الشيخ ابراهيم التازي لما بعث له السلطان المتوكل بن ابي زيان يشاوره في امر، قال لرسوله، ابو عبد الله بن عيسى بن عبد السلام: "والله اني لاحب هذا الملك واوثره لكونه جمع خصالا من الخير والدالة على كمال العقل ومناقب من السؤدد لم تتوفر في غيره وكفاه فضلا وسؤددا انتسابه للجناب العلي اهل البيت الرسالة ومقر السيادة. وذكر ابن صعد: " قال لي ابو عبد الله، فلما سمعت هذا من سيدي ابراهيم ابتهجت به سرورا واستردته تثبتا، فقال لي لما قفلت من بلاد الشرق ونزلت تونس قصدت شيخنا الامام سيدي عبد الله العبدوسي وذكرت له ما عزمت عليه من التوجه لتلمسان فقال لي سيدي عبد الله ان ملوكها من الشرفاء الحسينيين.. انتهى". ويقصد الحسنيين ربما هو تصحيف من الناسخ او خلط من المحقق؛ الدكتور يحيى بوعزيز رحمه الله٠

 

في كثير من المقالات: أن من بني زيان أولاد بوزيان في طولقة بالجزائر، و كثيرا منهم في فاس يحملوا اسم بوزياني؛ هجروا تلمسان بعد سقوط مملكتهم على يد العثمانيين؛ وقد هاجر تلمسان علماؤها وكبار رجالاتها إلى فاس عقب الفتنة مع الأتراك. و بعد وفاة ملك تلمسان المولى ابي زيان أحمد، انضم اولاد ابوزيان الى محمد الشيخ سلطان الدولة السعدية (1540 ـ 1557) بالمغرب لمحاربة العثمانيين الاتراك. كان بنو زيان حكاما على مدينة فاس وقادة ووزراء، في عهد مولاي إسماعيل (1645 ـ 1727)؛ الأسرة الزيانية الحاكمة بفاس معروفة بأسم الروسيين نسبة الى القائد الوزير عبد الله الروسي بن الوزير الحاج حمدون بن أحمد بن أبي زيان محمد بن محمد بن أبي سعيد عثمان بن أبي تاشفين عبد الرحمن بن أبي حمو موسى الأول. كانت الدولة العلوية في أزهى أيامها؛ امتدت إمبراطوريتها من ما هو الآن الجزائر حتى موريتانيا، في عام 1682م٠ المكانة والخدمات التي كانت لبني زيان في عهد الدولة العلوية في عهدي مولاي إسماعيل وعبد الله، مبنية على الظهائر المولوية العالية السنية، والوثائق السلطانية المختومة بخواتم ملوك الدولة العلوية الشريفة، لتقديرهم لأهل العلم والأشراف، ومبنية أيضا على الوثائق العدلية التاريخية، والإعلامات عقبها وبعدها الإستقلالات من عدول مبرزين وقضاة أجلاء ونقيب الشرفاء الأدارسة. كما أثبت كذلك امثال ابراهيم التازي والشريف التلمساني وعبد الله العبدوسي التونسي عن شرف و مكانة بني زيان، وأثبتت النصوص الأخرى في كتاب نشر المثاني، والمنزع اللطيف، والبستان الظريف، وكتاب تاريخ الضعيف، ومؤلفي الجوهر المرصع القدوسي في شرف أبناء الروسي وغيرهم. انظر كتاب لمحات تاريخية من الذاكرة الجماعية للفقيه العلامة عضو رابطة علماء المغرب سيدي الأمين الروسي الحسني.

 

 

:الباحث بوزياني الدراجي

 

نسب بني زيان إلى زناتة مصدرها عبد الرحمن بن خلدون.. وهذا صحيح؛ وفي المقابل؛ فإن فكرة انتماء بني زيان إلى الأدارسة مصدرها يحيى بن خلدون الأخ الأصغر لعبد الرحمن كذلك. إذن؛ فأصل بني زيان يتضارب بين فكرتين رئيستين: تبناها فيما بعد معظم المؤرخين في بلاد المغرب والأندلس.. فمنهم من اعتمد على قول عبد الرحمن بن خلدون، ومنهم من تبنى مقولة أخيه يحيى بن خلدون.. وكما تعلم؛ فعبد الرحمن كتب كتابه بحرية ودون ضغوط أو خوف أو ملامة.. بينما كتب أخوه يحيى كتابه وهو كاتب سر السلطان أبي حمو موسى الثاني.. وكذلك الحال بالنسبة لصاحب كتاب زهر البستان، وأيضا التنسي الذي كان كاتبا في بلاط السلطان الزياني محمد المتوكل.

المهم؛ أن رأي عبد الرحمن بن خلدون تغلب في النهاية؛ حيث تبناه معظم المؤرخين؛ أولا: لأنه يتمتع بسمعة واسعة تميزه عن أخيه علميا وفكريا ومنهجيا.. وثانيا: لأن يحيى بن خلدون كتب كتابه في ظل الدولة الزيانية في عهد أبي حمو موسى الثاني؛ الذي يحلو له التنويه بنسبه النبوي؛ لأن هذا النسب يساعده في كسب ولاء الناس، وميلهم إليه. وثالثا: أن تقليعة الادعاء بالنسب النبوي انتشرت بشكل كبير في تلك الأيام بين الملوك والأمراء المتحكمين في بلاد المغرب؛ مثل: المرينيين، والحفصيين، وغيرهم كثير

وما ذكرته عن يغمراسن؛ صحيح.. وقد سرد الخبر عبد الرحمن بن خلدون في سياق البرهنة على أن الرئاسة تنحصر ضمن أهل العصبية؛ ومن له عصبية قوية لا يحتاج إلى الانتساب إلى إدريس أو إلى هاشم.. وعليه فقد ذكر أن يغمراسن مؤسس الدولة الزيانية عندما تملقوا إليه بالنسب الهاشمي ((أنكره؛ وقال بلغت الزناتية. ما معناه: أما الدنيا والملك فنلناهما بسيوفنا؛ لا بهذا النسب؛ وأما نفعه في الآخرة فمردود إلى الله)). (مقدمة ابن خلدون). وعلى هذا فقد تجنب المتملقون التقرب إليه بذلك

كان موقف يغمراسن هذا؛ أثناء عنفوان العصبية الزيانية؛ ولما ضعفت هذه العصبية؛ احتاج ملوك الدولة ـ فيما بعد ـ إلى نشر خبر انتسابهم إلى الأدارسة؛ لتعزيز عصبيتهم بالعامل الديني.. لذلك رأينا كيف انبرى يحيى بن خلدون في كتابه بغية الرواد، وصاحب كتاب زهر البستان المجهول الهوية، ومحمد بن عبد الله التنسي في نظم الدر والعقيان في بيان شرف بني زيان، وأحمد بن محمد العشماوي في كتاب السلسلة الوافية والياقوتة الصافية في أنساب أهل البيت المطهر أهله بنص الكتاب؛ حيث انبروا كلهم إلى ترسيخ فكرة انتساب الزيانيين إلى القاسم، وبني القاسم (آيت القاسم). وحتى القاسم هذا؛ فقد اختلفوا في اسم والده الحقيقي؛ فقالوا ـ مرة ـ القاسم بن إدريس، ومرة القاسم بن محمد بن إدريس. وكل ما في الأمر أن هذا الأخير لجأ ـ بعد سقوط الدولة الإدرسية ـ إلى مضارب بني عبد الواد.. ويقال أنه بقي عندهم وتزوج منهم؛ وأنجب نسلا بينهم.. والله أعلم بحقيقة الأمر  

وخلاصة القول؛ أن علماء الإسلام يحرمون الإدعاء إلى النسب النبوي بدون دليل قاطع؛ مستندين في ذلك إلى أحاديث نبوية؛ منها

ـ جاء عن أبي ذر رضي الله عنه أنه سمع النبي صلى الله عليه وسلم يقول: ليس من رجل ادعى لغير أبيه وهو يعلمه إلا كفر بالله، ومن ادعى قوماً ليس له فيهم نسب فليتبوّأ مقعده من النار (صحيح البخاري

ـ وعن سعد بن أبي وقاص قال: سمعت النبي صلى الله عليه وسلم يقول : " من ادعى إلى غير أبيه وهو يعلم أنه غير أبيه فالجنة عليه حرام"  (صحيح البخاري

 

 

 

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16 janvier 2010 6 16 /01 /janvier /2010 21:03

Tlemcen-Histoire du long siège de la cité au XVIe siècle

 

mercredi 12 août 2009, à 10: 01 | Modifier l'article | Supprimer

La ville de Sidi Boumediène est assiégée et enserrée par une seconde muraille, attaquée quotidiennement par des engins lourds, des catapultes. La durée et l’intensité de ce siège est un cas unique dans l’histoire de l’humanité. Et les Mérinides finissent par se rendre à cette évidence ; Tlemcen ne capitulera pas en dépit des indicibles souffrances endurées.

Tlemcen la capltale culturelle02 0001-copie-1Nous sommes à une époque où toute la force économique et commerciale du monde méditerranéen repose sur l’axe caravanier Transsaharien qui ravitaille en or les opulentes cités du Maghreb et de l’Espagne. Dans cette dynamique d’échanges, Tlemcen se pose comme une place forte. Cet axe routier vital ne perdra de sa vigueur stratégique que deux siècles plus tard, à partir du XVIe siècle avec l’ouverture des voies maritimes sur le nouveau monde quand l’or des Amériques supplantera celui de l’Afrique. Dans ces débuts du XIVe siècle, les cités maghrébines de Fez à Tunis aussi riches qu’elles soient, présentent toutes la même vulnérabilité. Elles fondent leur stabilité du moment sur des coalitions incertaines des tribus soumises de gré ou de force, toujours aux aguets de nouvelles alliances avec une force adverse et en fonction des intérêts du moment. L’ambitieux Youssef Ibn Yacoub, héritier de la dynastie Mérinide, projetait l’écrasement de Tlemcen, seule issue pour reculer les bornes de son empire et s’emparer du monopole sur la route de l’or. Les prétextes à l’affrontement final se

cumulaient depuis la chute de Sidjilmassa, reconquise par les Mérinides en septembre 1274. Lors du saccage de la ville, plusieurs membres de la famille de Yaghmoracen ont été tués. Le point culminant du conflit sera marqué par le siège de Tlemcen entre avril 1299 et juillet 1307. Les manœuvres du sultan mérinide ont été simples mais efficaces. En 1295, il isole Tlemcen de toutes ses villes satellites. Il livre au pillage Oujda et fait plier à sa cause des tribus, en particulier les Toudjin, les Ouled Slama et les Beni Iltem. L’année suivante, il fait une tentative contre Tlemcen et s’aperçoit, au bout de trois mois, que la prise de la ville n’est pas une entreprise facile. Alors, il décide de relever Oujda de ses ruines pour en faire une place forte, laissant la direction des travaux à l’un de ses frères. A la suite d’une trahison de gouverneur, comme de coutume à cette époque, la ville de Nédroma tombe entre les mains des Mérinides. L’événement survient pendant qu’Othmane Yaghmoracen tentait de reprendre ses anciennes concessions investies par les Mérinides. Les contingents laissés dans Tlemcen n’étaient pas de taille à assurer la défense d’une ville isolée du gros de son armée. Les remparts qui survivent encore de nos jours malgré le saccage des investisseurs immobiliers constituent un excellent bouclier. Et c’est le moment que choisit Youssef Ibn Yacoub pour foncer sur la citadelle. Yaghmoracen apprend la nouvelle à temps. A marche forcée, il arrive sous les murs de la ville à quelques heures devant les premiers détachements mérinides. Sur les remparts, les défenseurs évaluent du regard l’intensité des combats à venir. Nous sommes au deuxième jour du mois de Chaâbane 698 (6 mai 1299). A partir de cette date, Tlemcen passera neuf Ramadhan sous le blocus, sans le moindre secours et sans nouvelle du monde extérieur. Tandis que la ville est coupée du monde, l’armée mérinide occupe tout l’espace du Maghreb central. L’étendard de Youssef Ibn Yacoub flotte désormais sur les principales villes d’Algérie : Oran, Mazouna, Tiaret, Miliana, Cherchell, Ténès, Médéa et toutes les places fortes du Titteri.

Une muraille autour de la ville

Jamais aucune cité au monde n’aura connu une aussi longue solitude. Le sultan mérinide fit construire autour de la ville une ceinture de maçonnerie avec les ouvertures pour laisser passer ses attaquants. Un peu plus loin, il fit bâtir la nouvelle ville d’El Mansourah où il établit ses quartiers. L’historien Ibn Khaldoun qui consacre à cette partie un long chapitre de sa volumineuse Histoire des Berbères nous dit que tout au long de ces huit années de siège, il ne laissera pas passer une seule journée sans ordonner une attaque contre Tlemcen. L’historien a eu accès à des témoins directs. Du ciel tombaient les projectiles lancés par les engins de bombardement incessants. Jamais une population n’a connu une souffrance aussi longue et jamais aucune cité n’aura porté une résistance aussi opiniâtre et le courage physique à un tel niveau de détermination. A la cinquième année du siège, (1304), Othmane Yaghmoracen meurt. L’événement donne à la tragédie de la ville une dimension de gravité exceptionnelle, car l’homme incarnait toute la détermination face à un ennemi résolu à en découdre. Ibn Khaldoun raconte le témoignage de Brahim Abdelli, l’homme qu’il considère comme son professeur. « Othmane, fils de Yaghmoracen, mourut au bain. Il venait d’en éprouver l’influence affaiblissante et, voulant se désaltérer, il se fit apporter une tasse de lait aigre. Il s’endormit et rendit son dernier soupir ». Les gens de la maison ont pensé à un suicide pour éviter le spectacle du blasphème que réservent les Mérinides à sa ville, à la population et à sa famille. La reine qui est la fille du sultan de Tunis fit venir ses deux enfants et ferma toutes les portes du Mechouar. Les Cheikhs réunis en urgence désignent Ibn Ziane, le fils aîné, successeur au trône. Pour marquer l’avènement du nouveau sultan, les Beni Abd El Wad firent une sortie meurtrière contre un ennemi perplexe devant tant de courage et de sens du sacrifice. Cernée depuis cinq ans, Tlemcen prend l’initiative des attaques et les Mérinides commencent à douter de leurs capacités à réduire cette forteresse où les youyous fusent de toutes les maisons ! Mais dans la ville, les souffrances dues notamment aux carences alimentaires se faisaient gravement sentir. Ibn Khaldoun relate des épisodes macabres d’anthropophagie. Il donne les détails précis des prix des denrées alimentaires qui comprennent désormais les animaux de compagnie et les moineaux et les bêtes morts de maladie. On arrache les toitures des maisons pour le bois de chauffe. C’est vraisemblablement au cours de cette funeste période que disparaîtra à jamais un des quatre exemplaires du Coran rédigé par Othman Ibn Affane, troisième Khalife. Ce livre était conservé à Tlemcen depuis juin 1248. Il est passé des mains du khalife Omeyyade de Cordoue à Fez pour finir à Tlemcen. Tandis que la mort plane sur la cité de Sidi Boumediène et la désolation envahit les cœurs, le sultan mérinide Youssof Ibn Yacoub parvient au sommet de sa gloire. La nouvelle ville de Mansourah devient le nouveau siège des Mérinides. Des ambassadeurs et des négociants de tout le monde musulman y viennent, attirés par la prospérité qui y règne cherchant aussi l’amitié de ce fougueux sultan aux ambitions sans mesure. Il reçoit des délégations de Bougie et de Tunis. Même les souverains d’Egypte et de Syrie reconnaissent sa puissance montante lui envoient de riches présents. En huit ans, la nouvelle ville a pris un essor considérable.

Les dames implorent la mort mechtlem.jpg

Voyant venir la fin proche, la garnison des Abd El Wad décide une ultime sortie sur les champs de bataille pour mourir les armes à la main. Ibn Ziane Yaghmoracen conduit personnellement la prière de l’istich’had. En ce mercredi matin de juillet 1307, le sultan appela le gardien des magasins de blé pour évaluer le stock alimentaire. Pas plus de deux jours. Le sultan demanda alors de ne pas divulguer cette nouvelle. Seul Abou Hammou, le frère du sultan en est informé. Pendant les entretiens, une dame du palais se présente à Yaghmoracen avec un message d’une teneur dramatique intense. Les femmes vous disent qu’elles souhaitent la mort pour ne pas tomber dans la honte de la captivité. Abou Hammou ému se tourne vers son frère et lui dit qu’ils n’y avaient pas d’alternative. Il faut les exécuter. Le sultan réfléchit un moment et dit : attendons encore trois jours. Peut-être qu’après tant de malheur, Dieu nous viendra à l’aide. Ce terme passé, dit-il à son frère, tu mettras à exécution cette décision. Abou Hammou voulait, au contraire, en finir sur-le-champ. Mais il respectera la décision de son frère aîné. Dans trois jours, toutes les femmes de noble extraction passeront au fil de l’épée et tout homme valide mourra les armes à la main dans un ultime affrontement. Et après, le sort de Tlemcen sera entre les mains de Dieu. Dans la même journée de mercredi, Mansourah se réveille dans la même ambiance de sérénité. Youssef Ibn Yacoub, couché sur le dos, attendait que sa barbe rougisse par la teinture de henné. Un eunuque nommé Saâda entre dans sa chambre armé d’un poignard. Il se jeta sur le monarque et lui porta plusieurs coups dans l’abdomen. Youssef Ibn Yacoub meurt vidé de son sang. L’attentat aura des répercussions historiques et la fin du calvaire des Tlemceniens.

Une délivrance miraculeuse

Au même moment à Tlemcen, Othmane s’était isolé dans une des chambres du Mechouar. Il est avec Ibn El Hadjaff, l’administrateur des stocks alimentaires. Celui-ci raconte : « Le factionnaire qui était à la porte me fait signe en disant ; Annoncez qu’un messager, venu du camp Mérinide, se tient au seuil du palais. Je ne pus lui répondre que par un geste. Mais le bruit de ce mouvement suffit à faire sursauter le sultan. Je lui dis la nouvelle et fis enter le messager. L’homme s’arrêta devant le prince et lui adressa ces paroles ; Youssof Ibn Yacoub vient de mourir à l’instant même et je vous apporte une communication de la part de son petit-fils, Abou Thabet. Le sultan fit convoquer son frère et les chefs Abdel Oued pour leur faire du message. C’était une de ces faveurs extraordinaires que Dieu accorde quelques fois aux mortels. » La mort soudaine du souverain mérinide le 13 mai 1307 est accueillie comme un miracle. L’événement allait ouvrir la voie à une lutte de succession qui profitera en particulier à la capitale zianide, « perle du Maghreb ».mansou.jpg Pour marquer cette mémorable date, la monnaie du royaume portera cette significative mention souvenir ; « Combien est proche le secours de Dieu » (ma akraba fardj Allah). En avril 1308, Bouziane Yaghmoracen obtient des officiers Mérinide la capitulation de toutes les places fortes tombées sous leur contrôle. Toutes les tribus passées à l’ennemi devront fuir vers les zones arides ou accepter le châtiment imposé aux vaincus. Mansourah élevée à la gloire des Mérinides sera rayée de la carte. Seules les ruines du minaret de la mosquée demeurent jusqu’à nos jours comme les témoins d’une ville fantôme qui a vécu le temps d’un épisode de tourmente. Cette guerre a coûté la vie à 120 000 personnes à Tlemcen selon l’historien de la ville Yahya Ibn Khaldoun, frère de l’auteur de L’Histoire des Berbères.

 

Rachid Lourdjane

Source : El Watan

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16 janvier 2010 6 16 /01 /janvier /2010 20:47
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Une dynastie royale prestigieuse

Les Zyanides, appelés également les Abdalwadides ou encore Banu Zayan sont une dynastie berbère zénète ayant régné sur Tilimsen (actuelle Tlemcen) de 1236 à 1554, fondée par Yaghomracen Ibn Ziyan et dont l’étendue du royaume préfigurait l’Algérie actuelle.

Le déclin des Almohades et ses conséquences

Jadis, les Abdalwadides avaient été refoulés vers les hautes plaines d’Oranie alors que leur contrée d’origine était surtout la région centrale et orientale des steppes et les confins du Sahara. Au cours leur terrible invasion à partir de la deuxième moitié du XIe siècle, les Hilaliens qui furent envoyés avec les Banu Salim par les Fatimides d’Egypte pour punir les Zirides, qui s’étaient proclamés indépendants, avaient contraints les tribus berbères à quitter leurs territoires, comme ce fut le cas pour les Abdalwadide. Ces derniers entrèrent au service des Almohades et furent, en récompense nommés gouverneurs de la fertile région de Tilimsen. Avec le temps, et devant la faiblesse de la dynastie régnante des héritiers d’Abdelmoumen et d’Ibn Toumart, ils s’arrogèrent un pouvoir autonome, contribuant ainsi à la chute des derniers Almohades qui disparurent définitivement, en 1263. Les faiblesses de l’empire almohade et sa décadence aboutirent finalement à la division de l’Afrique du Nord qui avait été uni pour la dernière fois de son histoire durant plus d’un siècle. C’est ainsi que la partie orientale où Ifriqya échut aux Beni Hafç, descendants d’un des compagnons d’Ibn Toumert, se proclamèrent indépendants dans Tunis. Cet Etat engloba sur le territoire algérien les régions de Bougie et Constantine. Au Maroc se constitua le royaume des Beni Merin (Zenatas nomades du désert). Entre les deux, les Beni Abd el Ouad de Tlemcen qui dominèrent le Maghreb central correspondant globalement à l’Algérie (sauf la partie orientale), cherchèrent, eux aussi, à assurer leur indépendance qu’ils obtinrent à partir de l’année 1236.

Les Ziyanides au Maghreb central

Durant toute son existence, le jeune royaume de Tlemcen mena une existence agitée entre ses deux puissants voisins, les Mérinides à l’ouest et les Hafsides à l’est. L’un et l’autre revendiquaient son territoire en souvenir de la puissance almohade et tentaient souvent de l’annexer pour agrandir leurs territoires. De plus, l’émir de Tlemcen et le souverain mérinide du Maroc étaient tous deux des Zenatas et ils ont hérité de vieilles querelles datant de l’époque où leurs ancêtres vivaient au Sahara en se livrant des guerres fratricides à cause de leur rivalité.

Yaghmorasan Ben Zayan, le premier émir de Tlemcen et fondateur de cette dynastie, était le vassal des Mérinides quelques temps. Durant toute sa vie et celle de ses successeurs, il devait contenir le voisin de l’ouest et chercher l’extension du territoire de son Etat vers l’est de l’Algérie actuelle en se confrontant à leurs belliqueux voisins hafsides.

A ce jeu, ses descendants devaient lutter constamment pour sauvegarder leur indépendance. Ils sont parfois vassaux des deux Etats mérinide ou hafçide, parfois même chassés de leur domaine et leur ville est fréquemment assiégée et se confinant dans leur palais qui est une véritable forteresse appelée le Méchouar. Ces sièges souvent prolongés ont permis à Tlemcen de s’agrandir même quand les Mérinides installèrent leur camp aux environs durant l’une de leurs nombreuses tentatives de s’emparer de Tlemcen et ce camp devient une ville, Tlemcen la-Neuve, ou El Mançourah.

Bien qu’ayant les mêmes origines lointaines, les Zianides de Tlemcen et les Mérinides de Fès n’ont pas cessé de se combattre. Ils sont issus de la grande confédération berbère des Zénètes qui étaient des nomades jusqu’au XIe siècle, date à laquelle ils furent repoussés à l’ouest du Maghreb par les tribus hilaliennes. On peut supposer également que ces deux tribus à l’origine des plus grandes monarchies avaient une animosité réciproque liée à des querelles de pâturages ou de çofs. Aussi, ils étaient très proche géographiquement, cela rendait la cohabitation impossible car chacun des deux royaumes voulaient étendre ces frontières.

Quoi que les Mérinides de Fès avaient souvent le dessus militairement, les Tlemcéniens les ont considérablement affaiblis. C’est pour cette raison que les rois de Tlemcen avaient construit d’importants remparts autour de la ville. Plusieurs batailles se sont produites entre ces deux villes. Tlemcen fut assiégée deux fois de façon très courte.

C’est durant le premier siège que les Mérinides construisirent la ville de Mansourah (la victorieuse), qui avait pour but d’éclipser la vieille ville de Tlemcen. Mais les Tlemcéniens décidèrent de la détruire pour signaler que leur ville leur appartenait.

Les émirs de Tlemcen tombèrent, certes, quelques fois sous la domination de leurs rivaux, les Mérinides de Fès (comme en 1337), puis les Hafsides de Tunis (vers la fin du XVe siècle), mais à chaque fois, pour une courte durée avant d’être éliminés difficilement par les Ottomans, en 1554, quand ces derniers furent appelés à la rescousse par les habitants pour contrer les tentatives espagnoles pour occuper les terres africaines.

Yaghmorasan et la dynastie ziyanide

La dynastie des Ziyanides compta exactement 39 sultans d’inégale valeur cela va de soi. Le premier émir est Yaghmorasan Ibn Zayane – d’où le nom de cette dynastie – qui eut un long règne s’étalant de 1236 à 1283. C’est véritablement lui qui posera les fondations du royaume. Quand il arrive au pouvoir, le pays était en proie à l’agitation. Mais grâce à sa témérité, à son intelligence et à sa grandeur, il réussit à construire un Etat moderne et fort. En plus de ses qualités politiques et militaires, il aimait beaucoup les savants qu’il recevait en grand nombre dans sa cour et qu’il encourageait.

Ses successeurs les plus connus furent les suivants : Othmane Ibn Yaghmoracen (1283-1304), Abou Hammou Moussa (1353 à 1389), Abou El Hadjadj Youssef (1389 à 1393)Abou Zeyane (1393 à 1399), Abou Abdallah El Tensi (1401 à 1410), Abou Malek (1411 à 1425), Moulay Mohamed (1425 à 1435), Moulay Abdallah (1435 à 1437), Mohamed (1438 à 1460), Abou Zakaria (1460 à 1488), Abou Abdallah Mohamed (1488 à 1505), Abou Abdallah Mohamed II (1505 à 1512) qui traita avec les Espagnols qui s’étaient déjà emparé des villes maritimes comme Alger, Oran, Béjaïa, Mers El Kebir, Djidjel, Mostaganem, Ténès…

L’essor de Tlemcen sous les Ziyanides

Malgré que Tlemcen soit coincée entre les Mérinides et les Hafsides, et son territoire moins étendu ses rois se dépensaient à résister à l’invasion de l’armée de ces deux royaumes et de devaient faire face aux rébellions des tribus notamment les Hilaliens. On dit que Tlemcen était l’une des villes la mieux protégée de son époque. De plus, le royaume de Tlemcen était moins riche que le royaume hafside et moins fort militairement que le royaume des Mérinides. Ajouté à cela, la prestigieuse cité n’avait pas de flotte. Tous ces éléments tendent à prouver la bravoure des Tlemcéniens et leur fierté de conserver leur royaume.

Cela était une force qui a permit aux Zianides de perdurer. De plus, Tlemcen était la cité la mieux policée et elle trouva le moyen de devenir une cité commerciale et industrielle florissante. Le développement de son commerce était du à sa situation comme ville de passage et de transit avec l’Afrique subsaharienne d’où elle recevait de l’or, de l’ivoire, des esclaves et du sel échangeant les objets fabriqués, des armes, des chevaux, mais aussi des tissus réputés.

Tlemcen était aussi un grand centre intellectuel qui attirait les savants et les artistes de toutes parts.

Elle était un centre d’études musulmanes réputé où l’on comptait 5 medersas renommées. C’était la ville des grands hommes, mystiques et ses habitants se rappelaient Sidi Wahhab sahabi venu à la suite de Oqba Ibn Nafaâ et qui avait été enterré dans la ville. Sidi Daoudi, le grand saint du Xe siècle n’était pas en reste, sans parler de Sidi Boumediène dont le tombeau attira de tout temps les pèlerins de tout le Maghreb.

mechtlem 

20-09-2008

Mihoubi Rachid

quotidien..la nouvelle république

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